h1

Apprentissage

août 1, 2008

Un jour, un ami, un de ceux qui malgré les grandes distances sait vous prendre dans ses bras, un de ceux qui vous a vu autant rire que pleurer, un de ceux qui sait au premier mot, aux premières lueurs de la journée si vous êtes triste ou gaie, cet ami, désarmant d’assurance m’a raconté que j’étais de ceux doués pour le bonheur. Forcément je ne l’ai pas cru, pas tout de suite.

Forcément j’ai douté.

Parce que je suis aussi de celles qui en veulent toujours plus, qui cherche dans demain des certitudes impossibles. Je profite du moment mais toujours en regardant après.

Je ne sais pas comment faire, j’ai encore besoin d’apprendre.

Réussir à ne pas penser que tout n’est pas comme je veux, que certaines choses restent encore à faire.
Que la beauté de ce que je vis, que l’intensité avec laquelle je vis, que l’amour que je partage tellemennt fort, que tout ce qui fait le sourire de mon matin, l’éclat de mes nuits ne doivent pas être entachés par mes peurs, de plus en plus infondées.

J’ai confiance en Nous.
Je suis heureuse.
J’aime, infiniment.
Je vais être patiente.

h1

Petit à petit …

juillet 24, 2008

Enfin… Presque partie.

Tourner la page de ces années à tenter de construire. Construire une maison solide. Et puis se rendre compte que les fondations étaient mouvantes. Du sable. Trop de dispersion, pas assez d’écoute, de partage. Trop loin de mes envies de folies, de déraison, de complicité.

Savoir maintenant que mon intérieur se nourrit de tellement. Des mots, des regards, des attentions, des dons qu’il faut accepter de recevoir, des envies qu’il faut accompagner, des désirs qu’il faut susciter. Sinon, tout meurt.

Alors vivre pleinement cette nouvelle vie. Plus de fade ni de tiède. L’ivresse d’un soir aux lumières d’une ville encore en mouvement.
Demain emménager.
Demain continuer de prendre ma vie en main, pour la mener vers mon Horizon.
Le bleu de la mer.

Prendre le temps des yeux perdus dans l’immense, sentir l’iode sur la peau, le soleil me brûler. Sentir sa présence. Sentir tout ce qui prend forme en Nous.

Etre libre de l’aimer, libre de m’aimer, libre de mes certitudes, libre de mes envies. Tellement d’entre elles encore amenuisées, réfreinées, inexplorées.

Déterminée. Liée.

Bientôt chez Moi. Une place pour lui. Pas la clé dans le pot de fleurs, comme pour les amis, mais le double, dans le fond de sa poche. Toujours.

Et un rêve. Une femme un peu ridée, portant les années aux commissures de ses lèvres comme autant de bonheurs qui l’ont fait sourire. A ses côtés un enfant, presque jeune homme au regard vif, celui de son père. Dans leurs mains, une poignée de feuillets, d’autres étalés au sol. Des pages entières noircies. Quelques photos. Elle raconte. Elle lui raconte. Peut-être pour la troisième fois déjà. Ils rient.
Et le regard d’un homme sur eux, dans l’ombre.

h1

Seule

juillet 22, 2008

Je le savais. Avant. J’avais pesé le pour et le contre.
Aujourd’hui, je ne doute pas. Toujours sûre.

Assumer maintenant. Même pas peur.
Mais épuisée. Vidée.
Comme le fantôme de moi.
Un kilo encore en moins.

Finir la journée sans le répis d’avoir trouvé un nouveau nid.
Visiter, encore et encore.
L’imaginer, l’Amour, au milieu des murs.
Et redescendre dans la réalité brute, dure : pas de futur chez moi.
Pas encore.

Pas plus de bras me serrant fort.
Juste un rayon de soleil, ce soir, me caressant les cheveux.
Pas non plus de main douce enveloppant la mienne.
Juste l’air sur mon visage.

Seule.

Depuis quelques nuits, écrire est ma porte de sortie. Ecrire jusqu’à l’épuisement.
Besoin impossible à réfreiner. Noircir l’écran de tout ce qui est en moi. Peut-être parce que je sens qu’il faut dire, dire et dire encore.
Moi, pour lui.
Entre le soulagement et l’angoisse d’être lue. Et le silence.

 

Epuisée.
Et seule dans un grand lit.

 

Envie d’être une petite chose choyée… Elle, elle sait…

h1

De Nous

juillet 21, 2008

Nue, entière, déterminée. Au creux de tes mains.

Je dépose les armes ce soir. Toutes mes armes. Toutes mes larmes. Tous mes rires, mes faiblesses et mes envies. Au creux de tes mains.

Mes voyages, mes grandir, mes peut-être et mes souvenirs, mes avants et mes futurs. Au creux de tes mains.

Mes caprices de femme, mes colères de maîtresse, mes secrets d’amie, mes extravagances de princesse, mes ivresses de salope, mes rages d’enfant, mes inconsciences de passionnée, mes impatiences d’amoureuse, mes fureurs de mauvaise fille. Au creux de tes mains.

Toute la responsabilité d’aimer. De dire, de ressentir, de vivre l’amour. La confiance. Au creux de tes mains. Au creux de mes mains.

Accepter tes souffrances, tes doutes, ton amour. Chérir ta vie, ton sourire, tes silences, tes certitudes. Et protéger tout ce que tu mets en moi. Savoir le don, l’abandon. Au creux de mes mains.

Te regarder mon bel amour. Trembler, vaciller. Frissonner. Au creux de mes reins.

h1

Je fais rien que des bêtises, quand t’es pas là…

juillet 20, 2008

Rien depuis si longtemps…

J’avais oublié la forme, le goût, la jouissance des préliminaires.

L’excitation qui monte quand on la tient bien en main.

L’hésitation… Le faire ou non…

Et puis craquer.

Parce que…

La regarder, la sentir une dernière fois, encore froide. Et la porter à la bouche.

Et la fumée… Volutes envoutantes…

Retrouver son odeur sur les doigts. L’odeur juste après…

 

Bon, ça suffit, on arrête les conneries là …

h1

Avec le temps, va…

juillet 18, 2008

Décidée à ne rien cacher, à ne pas taire, ni les joies, ni les peines, ni les doutes.

Même si parfois mes questions ont l’allure d’un caprice, même si parfois mes peurs ont l’habit d’une fantaisie déraisonnée, les partager quand même.
Pour être comprise parce que je sais qu’il peut entendre, pour être rassurée et un peu secouée. Parce qu’au fond je sais. Du creux de moi et en surface. Je sais tout l’amour, tout le désir, tous les inéluctables. Alors, se sentir aussi ridicule que soulagée.

Avec le temps, va, rien ne s’en va.
Tout est plus fort.
Encore.

Parce que le temps.
Notre temps.
C’est celui de notre confiance grandissante, de nos envies dévorantes, de notre amour plus fort, de nos demains rêvés, peints de violet et ourlés de regards complices, de nos corps avides, de nos surprises improbables.

Tant qu’il y aura des mots. Tant que les silences seront bavards.

Tant que mon corps criera, tant que mon âme se reconnaîtra.

h1

… mais sûrement

juillet 16, 2008

Dire, prendre une fois de plus les décisions qui s’imposent. Aller au delà de la souffrance de l’autre pour être en phase avec soi-même. Pleurer.

S’endormir toute froissée, un peu floue.
Mais enfin dormir. Seule. Dormir pour de vrai. Presque sans angoisse.
Au bout de la symbolique. Au bout de la décision. Maintenir le cap.

Se réveiller.
Aller travailler.
Se faire rentrer dedans. Par l’arrière. Un signe ? !

Sentir la présence de l’Amour toute la journée. Frôler le désir déraisonné, toucher du doigt ce qui sera, sentir l’Envie débordante. De chaque parcelle du corps. De l’âme. Des mains, des bouches, des sexes.

Continuer malgré tout le chemin.
Entendre, toujours aussi déterminée, les mots froids de la justice, non sans peine. Contrat de séparation, convention, partage, garde, jugement, vacances, qui prend quoi… On partage les choses quand on ne partage plus les rêves”

Puis vient la nuit. La lune presque pleine et l’abandon.
Etre celle-là. Toutes celles-là.

h1

Le monde et mes demains

juillet 13, 2008

C’est cette vitesse qui m’assaille, ce besoin d’allure.

J’y vais, je sais. J’y vais. Où ? Est-ce finalement important ?
Assurément décidée.

“Deux fois deux yeux noyés, Madame
dans ce rêve commun
Qu’on appelle aimer”

Encore je pleure, encore je rage, encore je crie.

“on rêve et on est seul, Madame”

Parce que tout change, mais pas assez vite.
Parce que rien n’est pareil et pourtant.

Mes demains. Des doutes. Mais des certitudes, celles d’être chérie, choyée, touchée.
Des peurs. Mais tant d’envies, celles de l’abandon.

“On baise trop Madame,
Quand on a dans les reins Madame,
Cet impérieux démon”

 

Philippe Léotard, Madame

h1

Message personnel à l’attention de l’Amour

juillet 8, 2008

Je t’aime

h1

Avancer, encore.

juillet 8, 2008

Des mots. Toujours plus, plus profonds, plus intimes. Pour comprendre.

L’Amour me comprend, chaque jour un peu plus. Un peu mieux. Nait une confiance incroyable. Tous ces mots que j’ai tant attendus. Ceux qu’il n’osait pas, ceux qui ne venaient pas, ceux qui semblaient inutiles. Au delà de tout.

Shooter dans chaque barrière. Avancer, encore et toujours.

Mon but, mon horizon.

Moi

Lui et moi

Et tout ce qu’il y a dans Nous, sa main dans la mienne.

h1

Respiration profonde

juillet 6, 2008

Que fait-on ce soir ?
Tu ne crois pas qu’il faut qu’on discute ?

Un échange, sans cri, sans pleur. Peu de questions. Juste le constat. L’irrémédiable de la situation.

Se dire qu’on sera là, l’un pour l’autre malgré tout, que l’enfant doit souffrir le moins possible de la situation, qu’il faut s’organiser, qu’il ne faut pas précipiter.

Et les noeuds qui se dénouent. Même si tout reste à faire.

Comme sortir d’une longue apnée.
Presque apaisée.

h1

La roulette russe

juillet 2, 2008

Certains vendredis, c’est l’image qui m’assaille. Celle de ce jeu destructeur.

Il est à peine minuit quand le coup part. La déflagration est intense. Elle parcourt mon corps, tout entier et le fait trembler. Si fort. Parfois je pleure. Souvent.

Le supplice, dans cette histoire, c’est qu’il faut attendre des heures entières. Des heures qui forment des jours de solitude plus profonde encore. Attendre deux jours, parfois trois.

L’histoire peut devenir plus forte encore. Mais avoir, au fond aussi, cette conscience. Celle de l’infinitésimal risque que tout explose, que la balle touche ce Nous qui grandit et le réduise en poussières de rien. En lambeaux.

Et cette fois-ci encore…

Plus forte malgré tout.

h1

Once upon a time

juin 24, 2008

Depuis si longtemps. La nuit des temps sûrement, je ne m’en souviens plus, je n’avais senti le silence et la quiétude dans la présence.
Sentir les corps de l’un ou de l’autre se mouvoir, vivre tranquillement.
Chet Baker, un livre à la main, et ne sentir ni le coeur se serrer, ni l’attente insoutenable d’un rien ou d’un tout qui ne vient pas.
Juste là, bien, au milieu d’une vie, de leur vie.

Partager un bout, un morceau.

Et savoir qu’autrement est possible.

h1

En mode Bashung

juin 20, 2008

Préparation de l’Ipod…

Me voilà plongée au milieu de “j’pourrais pas t’dire aurevoir, trouver quelqu’un d’autre, moi je mets les bouts”,  “Bijou, Bijou, le temps ça pourrit tout, les ch’veux dans le lavabo”

“D’un amour qui la flingue, d’une fusée qui l’épingle”

“Au large les barges se gondolent dans le roulis, Ici on suit, Des bikinis, Les jours de grève le sable s’ennuie”

“La nuit je mens, Je prends des trains a travers la plaine, La nuit je mens Je m’en lave les mains, J’ai dans les bottes des montagnes de questions, Où subsiste encore ton écho”

 

Je sais pas pourquoi tout ça en boucle. Ne pas me sentir seule peut-être.
Encore ce soir, c’est à l’intérieur que ça se passe.

D’aspect presque normal en extérieur, quelques cernes quand même, la tête fatiguée du vendredi soir, mais dedans…

Dedans c’est le comment, le pourquoi, tous mes peut-être mélangés à mes jamais.
Oui, mes jamais aussi, parce que je sais. Je les connais mes oeillères, je les sens, bien placées sur mes yeux. Je ne les ignore pas. Juste parfois, juste pour une fois, me laisser avancer avec.

Dedans, c’est le bouillon de toutes nos cultures, de l’enfant choyé par ses deux parents, et pas par 2X2, un faux papa et une fausse maman au milieu. Le magma de nos éducations pleines des culpabilités, de mère, de femme, d’épouse, de mari, d’amant.

Et la mer… Le calme. 
 

h1

Se poser

juin 20, 2008

J’aimerais pouvoir, comme certains, poser les choses. Les regarder, d’en haut. Les analyser pour mieux s’en détacher.

Moi, c’est tout en dedans, ça bout. Je ne trouve pas la soupape. Je voudrais avoir cette capacité des uns au recul, des autres à une certaine indifférence.

Vite, tout, impatiente, 100%, effrénée, vivre, aimer, courir, vite, vite, vite, plus, toujours. Encore…

Et avec ces grosses valises, je fais comment, moi ?

h1

Ah les copines !

juin 17, 2008

Elle n’a pas tergiversé longtemps ! Alors je m’y colle… Il parait qu’il en faut 5, des contradictions… Et moi qui en suis pleine !

Je suis exténuée, mon corps le crie, mes amis (oui, toi et toi aussi, vous cachez pas, c’est bien de vous que je cause !) me répètent à tour de rôle que le sommeil est important, mais je suis incapable de me coucher avant minuit… A croire que je suis plus citrouille que carosse !

Je rêve de l’Amour. Je veux être libre de lui appartenir (elle n’est pas belle cette contradiction !), je le veux à moi, rien qu’à moi. Sauf que je le partage, tous les jours un peu plus. Tous les jours un peu mal (et dire que je n’ai jamais été jalouse ! )

Je suis en manque. En manque de calins, de sexe, de tout et j’envoie balader tous mes fucking friends… Je n’en veux qu’un et un seul. Parce qu’avec lui… Tout est différent, si fort, si doux.

Je suis pleine de larmes et j’écoute Tori amos, Brel, Emily Jane white, Ane brun, Gary Jules et je ne regarde que des films tristes, histoire de me remonter le moral !

Je déteste les chaines de tags et je réponds à celle-là !

 

Et puis je suis rebelle, alors j’enchaîne personne… A vous de voir !

h1

Paris et un jour

juin 13, 2008

Comme Paris, rien ne se fait en un jour. Alors, moi aussi, je vais prendre ce temps. Celui de la dé-re-construction.

Bientôt le soleil sur ma peau, prendre soin de moi. Me gaver d’eux, de leur tendresse, de leur attention, de leur voix. De leur regard, celui qui va au fond, en dedans.

Parce qu’ils sont la preuve que tous les incroyables sont possibles. Ils sont mon rêve tangible.

Et revenir, gorgée de tranquilité, du repos qui me manque tant, des images incroyables, je serai prête pour tout. Pas à pas. Mais certainement.

 

 

h1

Et merde

juin 11, 2008

La main dans le sac mais une pirouette.
Les traces de doigts dans le pot à confiture mais un “c’est pas moi”.

Savoir, la main à couper mais entendre une autre version. Bancale.

h1

La claque

juin 9, 2008

Quand un ami m’a raconté ma propre histoire, avec une pointe de cynisme et de détachement, la claque. Etre face à moi.

Quand il a détaillé froidement ce qu’au fond de moi, je vis, ce qu’au fond je pleure parfois. Il m’a parlé de mes soirées à attendre l’appel de l’amoureux et sortir au froid, le cul dans l’herbe mouillée pour prendre mon heure de bonheur et m’a demandé si c’était vraiment cela le bonheur ?
Une vraie violence pour moi. Une vraie question aussi.  Mais il est là, mon bonheur. Parce que je sais. Je sais qu’un jour…

Il m’avait prédit la fin de mon couple. J’avais entendu, engrangé. J’avais attendu. Et c’est venu.
Et maintenant…

Me tromper, m’égarer ? Non.
Pleine d’espoir, même si parfois, des caprices de petite fille qui croit encore au prince charmant…
Et qui l’aime. Son prince charmant.

h1

Attendre

juin 8, 2008

Attendre que l’autruche sorte sa tête du sable. Attendre que le temps fasse son oeuvre. Attendre la digestion. Attendre pour ne pas froisser, choquer, blesser.

Attendre le bon moment.

Attendre.

 

Mais, à force d’attendre, mes cheveux seront blancs, mes fesses molles, mon coeur desséché.

Mais, à force d’attendre, peut-être passer à côté de quelque chose d’important. Moi.

Alors, bouger.