Préparation de l’Ipod…
Me voilà plongée au milieu de “j’pourrais pas t’dire aurevoir, trouver quelqu’un d’autre, moi je mets les bouts”, “Bijou, Bijou, le temps ça pourrit tout, les ch’veux dans le lavabo”
“D’un amour qui la flingue, d’une fusée qui l’épingle”
“Au large les barges se gondolent dans le roulis, Ici on suit, Des bikinis, Les jours de grève le sable s’ennuie”
“La nuit je mens, Je prends des trains a travers la plaine, La nuit je mens Je m’en lave les mains, J’ai dans les bottes des montagnes de questions, Où subsiste encore ton écho”
Je sais pas pourquoi tout ça en boucle. Ne pas me sentir seule peut-être.
Encore ce soir, c’est à l’intérieur que ça se passe.
D’aspect presque normal en extérieur, quelques cernes quand même, la tête fatiguée du vendredi soir, mais dedans…
Dedans c’est le comment, le pourquoi, tous mes peut-être mélangés à mes jamais.
Oui, mes jamais aussi, parce que je sais. Je les connais mes oeillères, je les sens, bien placées sur mes yeux. Je ne les ignore pas. Juste parfois, juste pour une fois, me laisser avancer avec.
Dedans, c’est le bouillon de toutes nos cultures, de l’enfant choyé par ses deux parents, et pas par 2X2, un faux papa et une fausse maman au milieu. Le magma de nos éducations pleines des culpabilités, de mère, de femme, d’épouse, de mari, d’amant.
Et la mer… Le calme.