Archives pour juin 2008

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Once upon a time

juin 24, 2008

Depuis si longtemps. La nuit des temps sûrement, je ne m’en souviens plus, je n’avais senti le silence et la quiétude dans la présence.
Sentir les corps de l’un ou de l’autre se mouvoir, vivre tranquillement.
Chet Baker, un livre à la main, et ne sentir ni le coeur se serrer, ni l’attente insoutenable d’un rien ou d’un tout qui ne vient pas.
Juste là, bien, au milieu d’une vie, de leur vie.

Partager un bout, un morceau.

Et savoir qu’autrement est possible.

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En mode Bashung

juin 20, 2008

Préparation de l’Ipod…

Me voilà plongée au milieu de “j’pourrais pas t’dire aurevoir, trouver quelqu’un d’autre, moi je mets les bouts”,  “Bijou, Bijou, le temps ça pourrit tout, les ch’veux dans le lavabo”

“D’un amour qui la flingue, d’une fusée qui l’épingle”

“Au large les barges se gondolent dans le roulis, Ici on suit, Des bikinis, Les jours de grève le sable s’ennuie”

“La nuit je mens, Je prends des trains a travers la plaine, La nuit je mens Je m’en lave les mains, J’ai dans les bottes des montagnes de questions, Où subsiste encore ton écho”

 

Je sais pas pourquoi tout ça en boucle. Ne pas me sentir seule peut-être.
Encore ce soir, c’est à l’intérieur que ça se passe.

D’aspect presque normal en extérieur, quelques cernes quand même, la tête fatiguée du vendredi soir, mais dedans…

Dedans c’est le comment, le pourquoi, tous mes peut-être mélangés à mes jamais.
Oui, mes jamais aussi, parce que je sais. Je les connais mes oeillères, je les sens, bien placées sur mes yeux. Je ne les ignore pas. Juste parfois, juste pour une fois, me laisser avancer avec.

Dedans, c’est le bouillon de toutes nos cultures, de l’enfant choyé par ses deux parents, et pas par 2X2, un faux papa et une fausse maman au milieu. Le magma de nos éducations pleines des culpabilités, de mère, de femme, d’épouse, de mari, d’amant.

Et la mer… Le calme. 
 

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Se poser

juin 20, 2008

J’aimerais pouvoir, comme certains, poser les choses. Les regarder, d’en haut. Les analyser pour mieux s’en détacher.

Moi, c’est tout en dedans, ça bout. Je ne trouve pas la soupape. Je voudrais avoir cette capacité des uns au recul, des autres à une certaine indifférence.

Vite, tout, impatiente, 100%, effrénée, vivre, aimer, courir, vite, vite, vite, plus, toujours. Encore…

Et avec ces grosses valises, je fais comment, moi ?

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Ah les copines !

juin 17, 2008

Elle n’a pas tergiversé longtemps ! Alors je m’y colle… Il parait qu’il en faut 5, des contradictions… Et moi qui en suis pleine !

Je suis exténuée, mon corps le crie, mes amis (oui, toi et toi aussi, vous cachez pas, c’est bien de vous que je cause !) me répètent à tour de rôle que le sommeil est important, mais je suis incapable de me coucher avant minuit… A croire que je suis plus citrouille que carosse !

Je rêve de l’Amour. Je veux être libre de lui appartenir (elle n’est pas belle cette contradiction !), je le veux à moi, rien qu’à moi. Sauf que je le partage, tous les jours un peu plus. Tous les jours un peu mal (et dire que je n’ai jamais été jalouse ! )

Je suis en manque. En manque de calins, de sexe, de tout et j’envoie balader tous mes fucking friends… Je n’en veux qu’un et un seul. Parce qu’avec lui… Tout est différent, si fort, si doux.

Je suis pleine de larmes et j’écoute Tori amos, Brel, Emily Jane white, Ane brun, Gary Jules et je ne regarde que des films tristes, histoire de me remonter le moral !

Je déteste les chaines de tags et je réponds à celle-là !

 

Et puis je suis rebelle, alors j’enchaîne personne… A vous de voir !

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Paris et un jour

juin 13, 2008

Comme Paris, rien ne se fait en un jour. Alors, moi aussi, je vais prendre ce temps. Celui de la dé-re-construction.

Bientôt le soleil sur ma peau, prendre soin de moi. Me gaver d’eux, de leur tendresse, de leur attention, de leur voix. De leur regard, celui qui va au fond, en dedans.

Parce qu’ils sont la preuve que tous les incroyables sont possibles. Ils sont mon rêve tangible.

Et revenir, gorgée de tranquilité, du repos qui me manque tant, des images incroyables, je serai prête pour tout. Pas à pas. Mais certainement.

 

 

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Et merde

juin 11, 2008

La main dans le sac mais une pirouette.
Les traces de doigts dans le pot à confiture mais un “c’est pas moi”.

Savoir, la main à couper mais entendre une autre version. Bancale.

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La claque

juin 9, 2008

Quand un ami m’a raconté ma propre histoire, avec une pointe de cynisme et de détachement, la claque. Etre face à moi.

Quand il a détaillé froidement ce qu’au fond de moi, je vis, ce qu’au fond je pleure parfois. Il m’a parlé de mes soirées à attendre l’appel de l’amoureux et sortir au froid, le cul dans l’herbe mouillée pour prendre mon heure de bonheur et m’a demandé si c’était vraiment cela le bonheur ?
Une vraie violence pour moi. Une vraie question aussi.  Mais il est là, mon bonheur. Parce que je sais. Je sais qu’un jour…

Il m’avait prédit la fin de mon couple. J’avais entendu, engrangé. J’avais attendu. Et c’est venu.
Et maintenant…

Me tromper, m’égarer ? Non.
Pleine d’espoir, même si parfois, des caprices de petite fille qui croit encore au prince charmant…
Et qui l’aime. Son prince charmant.

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Attendre

juin 8, 2008

Attendre que l’autruche sorte sa tête du sable. Attendre que le temps fasse son oeuvre. Attendre la digestion. Attendre pour ne pas froisser, choquer, blesser.

Attendre le bon moment.

Attendre.

 

Mais, à force d’attendre, mes cheveux seront blancs, mes fesses molles, mon coeur desséché.

Mais, à force d’attendre, peut-être passer à côté de quelque chose d’important. Moi.

Alors, bouger. 

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Clic – Clac, plus de baraque

juin 6, 2008

Il y a quelques jours j’ai eu le déclic. Je vais partir. Je le vois l’appartement. Seule, avec l’enfant. L’enfant partagé. L’enfant coupé en deux.
Peut-être la main de mon amoureux dans la mienne. Peut-être pas.

Mais dans chaque projection future de Moi, ma vie est sans lui, sans l’homme avec lequel je vis en parrallèle.

J’aimerais y voir l’Amour, mais la boule de cristal est floue. Pourtant, je ne m’abandonne pas au sort. Je sais ma chance de tenir cet éphémère si fragile au creux de ma main que je le regarde, je le chéris, je le protège. Tous les jours, un autre jour.

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Le cadeau empoisonné

juin 4, 2008

Il y a des mois, avant d’être l’amoureux, il était “vous”.

Un soir, j’ai eu un pressentiment. Je savais que j’allais lui faire un cadeau empoisonné. Je l’ai prévenu. Il a accepté. Il y avait deux conditions : de 8H30 à 18H00 et jamais le week-end.

Il a attendu une journée entière avant de l’utiliser. Mais le lendemain, sa voix. Et là, mes belles conditions ont valsé. Et hier soir, minuit, au téléphone avec l’amoureux, dehors à 10°, rhabillée n’importe comment pour ne pas avoir trop froid. Et partager un peu, un peu plus encore avec lui.

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Rêver d’un impossible rêve

juin 3, 2008

Je suis en mode insatisfaite. J’en veux toujours plus. La question ? Je n’en n’ai pas assez ou j’en demande trop ? 
Je n’arrive pas à être objective. Je suis une emmerdeuse. Mais quand même.

Il pleut. Pas que dehors. Tous mes muscles sont serrés. J’ai froid.

Je roule mes bosses. L’impression d’être seule. Même si je sais que l’Amour est là. Mais besoin de chaud. Impossible ?

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Dormir

juin 2, 2008

Ce matin, l’Amour avait quelque chose à me dire. C’était pour ce soir. Et ce soir, il s’est endormi.
J’ai tardé à venir : l’autruche pas dodo, l’autruche a eu envie de me pourrir la soirée. Je pestais intérieurement. Je savais qu’il serait tard. Trop sans doute.

Les trois coups de fils sur le portable et les trois sur le fixe n’y ont rien fait.
Ca vire à l’obsession, faut que je me calme.
Demain, je saurai . Demain, je saurai. Demain, je saurai.

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Demain

juin 2, 2008

Ce soir s’endormir à côté de lui, encore.
Longtemps, j’ai compté les nuits sans sommeil.
Il n’y en a plus depuis quelques jours, depuis les pillules blanches.

Il est à côté, juste là, transparent et pourtant si étouffant. Il est celui qui a décidé de ne pas voir. De ne pas sentir que c’est la fin. Celui qui fait l’autruche.

Tu veux vivre vraiment ma cocotte ? Mais sais-tu que tu vas en chier ? Sais-tu que la vie seule c’est le bordel, y a les pneus que t’es infoutue de changer, les nuits froides, la feuille d’impôt…

Les conseilleurs sont rarement les payeurs, pourtant, je sais qu’ils ont raison. Mais je sais aussi, que là, je meurs, à petit feu. Doucement. Tout doucement.