
La claque
juin 9, 2008Quand un ami m’a raconté ma propre histoire, avec une pointe de cynisme et de détachement, la claque. Etre face à moi.
Quand il a détaillé froidement ce qu’au fond de moi, je vis, ce qu’au fond je pleure parfois. Il m’a parlé de mes soirées à attendre l’appel de l’amoureux et sortir au froid, le cul dans l’herbe mouillée pour prendre mon heure de bonheur et m’a demandé si c’était vraiment cela le bonheur ?
Une vraie violence pour moi. Une vraie question aussi. Mais il est là, mon bonheur. Parce que je sais. Je sais qu’un jour…
Il m’avait prédit la fin de mon couple. J’avais entendu, engrangé. J’avais attendu. Et c’est venu.
Et maintenant…
Me tromper, m’égarer ? Non.
Pleine d’espoir, même si parfois, des caprices de petite fille qui croit encore au prince charmant…
Et qui l’aime. Son prince charmant.
On est tellement engluées qu’on ne voit plus rien.
On envoie valser ceux qui nous disent que, peut-être, on se goure …
Jusqu’au jour où (pourquoi ce jour-là, et pourquoi cette personne là, on ne sait …), on réalise.
Ca fait mal … mais ça fait du bien !!!
Attention jolie particule, l’ami avait-il tout en main pour juger?…
Quine, réaliser, oublier, avancer, reculer… Je suis fa-ti-guée !
Sélène, tu as raison, il n’a pas toutes les cartes en main. Il n’a pas vraiment d’ailleurs totalement raison. Mais sa vision extérieure décrivant comment parfois je peux être, ce que je suis capable de faire, remet parfois certaines choses en place…