Décidée à ne rien cacher, à ne pas taire, ni les joies, ni les peines, ni les doutes.
Même si parfois mes questions ont l’allure d’un caprice, même si parfois mes peurs ont l’habit d’une fantaisie déraisonnée, les partager quand même.
Pour être comprise parce que je sais qu’il peut entendre, pour être rassurée et un peu secouée. Parce qu’au fond je sais. Du creux de moi et en surface. Je sais tout l’amour, tout le désir, tous les inéluctables. Alors, se sentir aussi ridicule que soulagée.
Avec le temps, va, rien ne s’en va.
Tout est plus fort.
Encore.
Parce que le temps.
Notre temps.
C’est celui de notre confiance grandissante, de nos envies dévorantes, de notre amour plus fort, de nos demains rêvés, peints de violet et ourlés de regards complices, de nos corps avides, de nos surprises improbables.
Tant qu’il y aura des mots. Tant que les silences seront bavards.
Tant que mon corps criera, tant que mon âme se reconnaîtra.
