Je le savais. Avant. J’avais pesé le pour et le contre.
Aujourd’hui, je ne doute pas. Toujours sûre.
Assumer maintenant. Même pas peur.
Mais épuisée. Vidée.
Comme le fantôme de moi.
Un kilo encore en moins.
Finir la journée sans le répis d’avoir trouvé un nouveau nid.
Visiter, encore et encore.
L’imaginer, l’Amour, au milieu des murs.
Et redescendre dans la réalité brute, dure : pas de futur chez moi.
Pas encore.
Pas plus de bras me serrant fort.
Juste un rayon de soleil, ce soir, me caressant les cheveux.
Pas non plus de main douce enveloppant la mienne.
Juste l’air sur mon visage.
Seule.
Depuis quelques nuits, écrire est ma porte de sortie. Ecrire jusqu’à l’épuisement.
Besoin impossible à réfreiner. Noircir l’écran de tout ce qui est en moi. Peut-être parce que je sens qu’il faut dire, dire et dire encore.
Moi, pour lui.
Entre le soulagement et l’angoisse d’être lue. Et le silence.
Epuisée.
Et seule dans un grand lit.
Envie d’être une petite chose choyée… Elle, elle sait…
