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Seule

juillet 22, 2008

Je le savais. Avant. J’avais pesé le pour et le contre.
Aujourd’hui, je ne doute pas. Toujours sûre.

Assumer maintenant. Même pas peur.
Mais épuisée. Vidée.
Comme le fantôme de moi.
Un kilo encore en moins.

Finir la journée sans le répis d’avoir trouvé un nouveau nid.
Visiter, encore et encore.
L’imaginer, l’Amour, au milieu des murs.
Et redescendre dans la réalité brute, dure : pas de futur chez moi.
Pas encore.

Pas plus de bras me serrant fort.
Juste un rayon de soleil, ce soir, me caressant les cheveux.
Pas non plus de main douce enveloppant la mienne.
Juste l’air sur mon visage.

Seule.

Depuis quelques nuits, écrire est ma porte de sortie. Ecrire jusqu’à l’épuisement.
Besoin impossible à réfreiner. Noircir l’écran de tout ce qui est en moi. Peut-être parce que je sens qu’il faut dire, dire et dire encore.
Moi, pour lui.
Entre le soulagement et l’angoisse d’être lue. Et le silence.

 

Epuisée.
Et seule dans un grand lit.

 

Envie d’être une petite chose choyée… Elle, elle sait…

3 commentaires

  1. Je t’adore, ma belle


  2. Et si on s’aimait lui demanda t’il,
    Oui mais pas comme des grandes personnes, lui répondit-elle.
    Et les coquillages se mirent à frissonner en cœur. Le sable recouvrit leur sourire et dans le creux des vagues ont entendit leurs baisers qui sifflaient comme un navire au départ d’une grande traversée.


  3. Je sais ! Moi aussi, ma douce M.

    B, quel joli conte… Toujours aimer avec les yeux d’un enfant, toujours vivre avec la douceur et l’ingénuosité des petites filles, toujours rire éclat.
    Et tout frissonne…



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