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Clic – Clac, plus de baraque

juin 6, 2008

Il y a quelques jours j’ai eu le déclic. Je vais partir. Je le vois l’appartement. Seule, avec l’enfant. L’enfant partagé. L’enfant coupé en deux.
Peut-être la main de mon amoureux dans la mienne. Peut-être pas.

Mais dans chaque projection future de Moi, ma vie est sans lui, sans l’homme avec lequel je vis en parrallèle.

J’aimerais y voir l’Amour, mais la boule de cristal est floue. Pourtant, je ne m’abandonne pas au sort. Je sais ma chance de tenir cet éphémère si fragile au creux de ma main que je le regarde, je le chéris, je le protège. Tous les jours, un autre jour.

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Le cadeau empoisonné

juin 4, 2008

Il y a des mois, avant d’être l’amoureux, il était “vous”.

Un soir, j’ai eu un pressentiment. Je savais que j’allais lui faire un cadeau empoisonné. Je l’ai prévenu. Il a accepté. Il y avait deux conditions : de 8H30 à 18H00 et jamais le week-end.

Il a attendu une journée entière avant de l’utiliser. Mais le lendemain, sa voix. Et là, mes belles conditions ont valsé. Et hier soir, minuit, au téléphone avec l’amoureux, dehors à 10°, rhabillée n’importe comment pour ne pas avoir trop froid. Et partager un peu, un peu plus encore avec lui.

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Rêver d’un impossible rêve

juin 3, 2008

Je suis en mode insatisfaite. J’en veux toujours plus. La question ? Je n’en n’ai pas assez ou j’en demande trop ? 
Je n’arrive pas à être objective. Je suis une emmerdeuse. Mais quand même.

Il pleut. Pas que dehors. Tous mes muscles sont serrés. J’ai froid.

Je roule mes bosses. L’impression d’être seule. Même si je sais que l’Amour est là. Mais besoin de chaud. Impossible ?

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Dormir

juin 2, 2008

Ce matin, l’Amour avait quelque chose à me dire. C’était pour ce soir. Et ce soir, il s’est endormi.
J’ai tardé à venir : l’autruche pas dodo, l’autruche a eu envie de me pourrir la soirée. Je pestais intérieurement. Je savais qu’il serait tard. Trop sans doute.

Les trois coups de fils sur le portable et les trois sur le fixe n’y ont rien fait.
Ca vire à l’obsession, faut que je me calme.
Demain, je saurai . Demain, je saurai. Demain, je saurai.

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Demain

juin 2, 2008

Ce soir s’endormir à côté de lui, encore.
Longtemps, j’ai compté les nuits sans sommeil.
Il n’y en a plus depuis quelques jours, depuis les pillules blanches.

Il est à côté, juste là, transparent et pourtant si étouffant. Il est celui qui a décidé de ne pas voir. De ne pas sentir que c’est la fin. Celui qui fait l’autruche.

Tu veux vivre vraiment ma cocotte ? Mais sais-tu que tu vas en chier ? Sais-tu que la vie seule c’est le bordel, y a les pneus que t’es infoutue de changer, les nuits froides, la feuille d’impôt…

Les conseilleurs sont rarement les payeurs, pourtant, je sais qu’ils ont raison. Mais je sais aussi, que là, je meurs, à petit feu. Doucement. Tout doucement.