Il y a quelques jours j’ai eu le déclic. Je vais partir. Je le vois l’appartement. Seule, avec l’enfant. L’enfant partagé. L’enfant coupé en deux.
Peut-être la main de mon amoureux dans la mienne. Peut-être pas.
Mais dans chaque projection future de Moi, ma vie est sans lui, sans l’homme avec lequel je vis en parrallèle.
J’aimerais y voir l’Amour, mais la boule de cristal est floue. Pourtant, je ne m’abandonne pas au sort. Je sais ma chance de tenir cet éphémère si fragile au creux de ma main que je le regarde, je le chéris, je le protège. Tous les jours, un autre jour.


